Xénophobie et nationalisme, ce n’est pas de cette Europe là que nous voulons !
A l’heure où la menace de longues politiques de rigueur s’abat sur les populations de l’Union Européenne, un autre spectre plane sur l’Europe : les droites extrêmes, nationalistes et xénophobes.
Déjà en Italie, la Ligue du Nord participe au gouvernement de Silvio Berlusconi avec plusieurs ministres et secrétaire d’Etat, dont le poste de ministre de l’Intérieur. Et elle a encore triomphé lors du scrutin de mars 2010. Les provocations racistes s’institutionnalisent à l’image du « Noël blanc » organisé dans une ville dirigée par la Ligue du Nord dont le but affiché était d’expulser de la ville tous les résidents étrangers en situation illégale avant le 25 décembre. Déjà au Pays-Bas l’extrême-droite devient la troisième force politique, devant les libéraux et les chrétiens-démocrates, par la percée historique du parti populiste et islamophobe de Geert Wilders qui a plus que triplé son nombre d’élus lors des élections législatives de juin 2010 avec pour seul programme la stigmatisation des musulmans par une confusion systématique entre islam et intégrisme. Faut-il encore rappeler qu’en France le leader de l’extrême droite avait réussi à se hisser au second tour de l’élection présidentielle de 2002. Et si les résultats des urnes ont ensuite paru engager un reflux, la vivacité des différents groupes extrémistes ne s’essouffle pas. Le racisme s’institutionnalise dans le discours même du gouvernement, ce qui a été récemment pointé du doigt par l’ONU. Dans d’autres pays, certains partis exaltent l’idéologie de la violence radicale.
En Hongrie, par exemple, le Jobbik, devenu la troisième force politique du pays, organise ses militants en véritables milices et s’en prend ouvertement aux minorités tsiganes et juives. Avant la future entrée au Parlement suédois des extrémistes de Sverigedemokraterna en septembre 2010, ou la probable remontée du parti nationaliste letton Pour la patrie et la liberté (LNKK) en octobre 2010, il est plus qu’urgent de considérer avec attention cette tendance de fond en oeuvre dans chaque pays. Si elles sont différentes et s’appuient sur des revendications multiples, les extrêmes droites européennes n’en connaissent pas moins un regain de popularité et parviennent à imposer leurs thématiques dans le débat public.
Jobbik, Ligue du Nord, xénophobie et nationalisme : ce n’est de cette Europe là que nous voulons !A l’heure où la menace de longues politiques rigueur s’abat sur les populations de l’Union Européenne, un autre spectre plane sur l’Europe : les droites extrêmes, nationalistes et xénophobes.
Nous appelons les citoyens européens à reprendre le chemin de la solidarité et de l’ouverture à l’autre



